Brool Video s’associe à la lutte contre les inégalités dans le sport. – Notre dernier projet juste ici.

Believe in Your Dreams est un projet imaginé et réalisé par Brool Video dans le but de dénoncer les inégalités dans le sport.

En mars 2018, le journal L’Equipe publiait le classement des 50 sportifs français les mieux payés. Dans cette liste, on retrouve beaucoup de footballeurs. Mais surtout, on remarque qu’il y a littéralement un pan de l’humanité qui n’y figure pas : les femmes.

Oui, aucune sportive professionnelle n’est alignée dans cette composition All-Star. Pire encore, cette inégalité entre hommes et femmes se traduit également au niveau mondial, selon le classement Forbes. En 2020, seules deux femmes parviennent à s’immiscer dans le top 100 des athlètes les mieux payés au monde : Naomi Osaka (37,4 millions de dollars) et Serena Williams (36 millions de dollars). Ces dernières, respectivement 29e et 33e, restent loin de leur compère masculin, Roger Federer, premier du classement avec un revenu estimé à 106,3 millions de dollars. A noter que le ranking 2018 ne comptait tout simplement aucune femme.

Le salaire de toutes les joueuses des sept ligues mondiales de football féminin (1673 footballeuses réunies) est égal au seul salaire de Neymar.

Si l’on sort du top 100, on constate une inégalité de salaire criante entre sportifs et sportives de haut niveau. Au football, en Ligue 1, le salaire moyen est de 110 000 euros par mois. En D1 dite “féminine” (l’appellation des sports est un autre problème…), la moyenne des salaires est de… 2500 euros par mois. En d’autres mots, le salaire de toutes les joueuses des sept ligues mondiales de football féminin (1673 footballeuses réunies) est égal au seul salaire de Neymar en 2018. Au rugby, un joueur de Top 14 touche en moyenne 17 000 euros par mois, contre 0 pour une une joueuse de D1, qui possède le statut d’amateure (il existe des primes de matches mais qui restent dérisoires par rapport aux hommes, d’autant plus que tous les clubs n’en versent pas, NDLR).

Une inégalité injustifiée

Une question subsiste après cette avalanche de chiffres : pourquoi les femmes sont-elles moins payées ? L’argument premier reste certainement idéologique, car malheureusement, beaucoup d’hommes qui occupent des postes à pouvoir ne sont pas sortis de leur grotte machiste. Car disons le franchement : il existe encore des individus sur terre qui estiment que le sport féminin ne vaut rien, et que les femmes doivent “rester à la maison au lieu de se maquiller comme des p**** sur le terrain”, pour reprendre une belle phrase que j’ai pu entendre à plusieurs reprises.

Aussi, il existe une conviction commune, celle qui dit que le sport masculin génère plus d’argent. Un argument qui, de base, est assez biaisé, puisque le volume horaire de diffusion de sport féminin est bien moins élevé (voir plus bas). Sur les trois dernières années, le football féminin étasunien a rapporté 1,9 millions de dollars de plus que le football masculin. Un chiffre d’autant plus important quand on sait que les quadruples championnes du monde sont payées 8200$ en moins par match.

“Parfois, l’égalité est une victoire”

Enfin, il reste la question des médias, évoquée un peu plus haut. Concrètement, les choses avancent, comme on peut le voir dans cette infographie réalisée par le journal Le Monde. De 7% en 2012, le pourcentage de sport féminin diffusé à la télévision est passé à 14% en 2014, soit le double. Ce chiffre continue d’augmenter d’ailleurs. Mais on reste encore loin des 50% demandés par Marlène Schiappa en janvier 2020. Le sport féminin n’est donc que très rarement sur le devant de la scène, alors qu’il suscite un intérêt évident pour les téléspectateurs selon de nombreux observateurs. La preuve : 50% des audiences concernaient le sport féminin lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012.

La machine est donc lancée, mais elle roule bien trop doucement. L’intérêt pour le sport féminin est réel. Mais il faut dire qu’il est triste de vivre dans un monde où l’on cherche des montagnes de chiffres pour défendre l’égalité dans le sport… Alors que cela devrait être un droit de naissance, une question qui, ne devrait même pas se poser. Car comme le dit si bien Laura Flessel : “Parfois, l’égalité est une victoire”.

Connor Owens, fondateur de Brool Video

Brool Video s’associe à la lutte contre les inégalités dans le sport. Retrouvez ci-dessous notre documentaire “Believe In Your Dreams” qui dresse le portrait d’Aleksandra Szafraniec, mère de famille et joueuse de volleyball professionnelle.

– Les inégalités dans le sport. Brool Video –